Signaux expérimentés
L’emploi de signaux d’autres types ou modèles que ceux définis dans l’arrêté du 24 novembre 1967 ou l’utilisation dans d’autres conditions que celles définies dans l'instruction interministérielle sur la signalisation routière, sont interdits. Cependant, certains cas particuliers ou la volonté du gestionnaire peuvent conduire à expérimenter l'utilisation de nouveaux signaux dans le cadre d'une expérimentation limitée dans le temps et dans l'espace. Cette expérimentation doit faire l'objet d'une dérogation à la réglementation en vigueur autorisée par arrêté pris par le ministère de l'intérieur.
Les expérimentations de signaux sont listés sur cette page et classés par ordre décroissant.
COESTRA - 2019-2027
Le projet de conception et d'évaluation d’une nouvelle signalisation lumineuse pour les traversées piétonnes (COESTRA) a été lancé en 2019 par le CEREMA. Il a pour objectif de modifier le signal piétons français existant pour lui ajouter une phase correspondant au rouge de dégagement, afin de permettre aux piétons d'identifier facilement ce moment critique.
Un signal piétons à trois couleurs : rouge, jaune et vert a été autorisé à être expérimenté par l'arrêté du 21 avril 2023 pour une durée de deux ans. La couleur jaune représentant la durée de rouge de dégagement. Deux fonctionnements sont expérimentés :
- VERT > JAUNE FIXE > ROUGE
- VERT > JAUNE CLIGNOTANT > ROUGE
Sept villes se sont montrées intéressées pour accueillir l'expérimentation, avec à chaque fois les deux types de fonctionnement : Metz, Nancy, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulouse et Versailles. Les matériels retenus sont le feu Fareco Vision II, SEA Antivandalisme et Aximum Symphonie. L'expérimentation est actuellement en cours.
Initialement prévue jusqu'en 2025, la période d'expérimentation a été étendue jusqu'en 2027 par l'arrêté du 16 avril 2025.
Flowell - 2020
L'arrêté du 9 octobre 2020, modifié par l'arrêté du 10 février 2021, a autorisé l'expérimentation de deux dispositifs de marquage au sol lumineux à Paris :
• Le premier dispositif est constitué de bandes de LED incrustées dans la chaussée de part et d'autre du passage piétons. Lorsque le signal piétons R12 est au rouge, les bandes s'allument aussi en rouge. Lorsque le signal est vert, les bandes restent éteintent.
• Le second dispositif est constitué de bandes de LED blanches incrustées dans la chaussée, parallèlement au passage piétons. Des capteurs sont placés au dessus des signaux piétons, et orientés vers le trottoir. Lorsqu'un piéton se présente pour traverser, il est détecté et les bandes s'allument afin de renforcer la visibilité du passage piétons pour les automobilistes
Le matériel installé est conçu par Colas pour les bandes lumineuses à LED (modèle Flowell), et les détecteurs proviennent du fabricant anglais Starling Technologies. Le passage piétons équipé est celui situé sur la bretelle d'accès au périphérique extérieur, à Porte de Sèvres.
Décompteur piétons - 2019
Le maire de Neuilly-sur-Seine a formulé une demande d'expérimentation d'un décompteur de temps pour piétons auprès de la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) en octobre 2018, complétée par une seconde demande en janvier 2019. Cette expérimentation a été autorisée à être menée par arrêté du 17 juillet 2019. Ils ont été installés en 2020 sur deux carrefours : avenue Charles de Gaulle / rue Paul Déroulède et boulevard Bineau / boulevard de la Saussaye.
Le dispositif expérimenté se présente sous la forme d'un décompteur à deux chiffres s'allumant en rouge lorsque le signal piétons passe au rouge, et au vert lorsque le signal piétons passe au vert. Son objectif est d'indiquer aux piétons le temps restant avant que le signal piétons ne change d'état, et de les inciter à ne pas traverser pendant la durée du rouge piétons. Le matériel utilisé sont des feux Aximum Atlas 3G.
Cette expérimentation devait durer deux ans, et à l'issue, une évaluation du dispositif devait avoir lieue. A ce jour, aucune évaluation n'a été réalisée et cette expérimentation a été stopée en raison de l'officialisation des signaux décompteurs de temps pour piétons dans la réglementation française par arreté du 13 juin 2022.
Alimentation en courant continu - 2017 / 2018
Alors que la plupart des carrefours à feux installés en France fonctionnent avec une alimentation électrique en courant alternatif 220V, à l'exception de quelques agglomérations en très basse tension 24V alternatif (TBT), une expérimentation a été menée avec une alimentation en courant continu 48V à Grenoble-Alpes Métropole en 2017 et 2018. Le matériel utilisé était un contrôleur SEA Signalisation.
Ce choix accompagne l’évolution vers les sources LED, qui fonctionnent naturellement en courant continu, mais exigent l’intégration de nouveaux composants. L’alimentation en continu permet de supprimer les pertes énergétiques liées aux redresseurs ainsi que les rayonnements électromagnétiques associés.
Les mesures, réalisées par le CEREMA, ont montré une baisse de 33,1 % de la consommation électrique, tout en constatant une augmentation de la puissance lumineuse, par rapport à la précédente installation en courant alternatif 220V. Le rapport d'expérimentation du CEREMA préconise d'encourager les installations en TBT 24V alternatif, afin de réduire la consommation électrique, améliorer la sécurité électrique en cas de maintenance ou de choc, et encourager l'alimentation par batteries alimentées sur panneaux solaires.
Décompteur piétons - 2014
Le maire de Strasbourg, via le SIRAC, a formulé une demande d'expérimentation d'un décompteur de temps d'attente piétons auprès de la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) en août 2013, complétée par une seconde demande en janvier 2014. Cette expérimentation a été autorisée à être menée par décision du 4 mars 2014. Elle a été installée le 6 mai 2014 au carrefour quai des Bateliers / Pont du Corbeau.
Le dispositif expérimenté se présente sous la forme d'un décompteur à deux chiffres s'allumant lorsque le signal piétons passe au rouge. Son objectif est d'indiquer aux piétons le temps restant avant que le signal piétons passe au vert, et de les inciter à ne pas traverser pendant la durée du rouge piétons. Les matériels utilisés sont des feux Garbarini Fareco Vision II, pilotés par un contrôleur Fareco Gallery.
En 2015, les premiers résultats de cette expérimentation sont décevants : la proportion de piétons traversant au rouge n'a diminué que de 3%, passant de 29% à 26%. Une poursuite de l'expérimentation, avec de nouveaux carrefours équipés, a été demandée par le SIRAC en septembre 2016 et autorisée par arrêté ministériel du 2 août 2017.
Cet arrêté d'expérimentation prévoit l'installation de décompteurs de temps d'attente piétons à trois nouveaux carrefours, en plus de celui déja équipé : route de Vienne / bretelle de l'Avenue du Rhin (2 signaux) ; route du Polygone / rue de Rathsamhausen (4 signaux) ; rue de Boston / rue d'Ankara (4 signaux). De plus, un second arrêté du 2 août 2017, prévoit également l'expérimentation d'un décompteur de temps de passage (vert), sur deux carrefours : rue du Maire Kuss (2 signaux), et avenue de l'Europe (2 signaux). Ces nouveaux signaux ont été installés en novembre 2017.
Les conclusions de cette expérimentation sont globalement positives : 63% des piétons affirment avoir modifié leur comportement sur les carrefours équipés de décompteur. La plus forte baisse se situe sur le carrefour de la rue de Boston : la part des piétons traversant au rouge a diminué de 27,33%, passant de 63,8% à 36,47%. Cependant, s'agissant du décompteur de temps restant, la part de piétons traversant au rouge a augmenté de 5% sur le carrefour de l'avenue de l'Europe, passant de 36% à 41%.
Il est à noter que cette évaluation, établie par le CEREMA, est une des plus complètes menée en France au sujet des décompteurs. Ses conclusions ont permis d'autoriser la mise en place de décompteurs de temps d'attente et de temps de passage piétons par arreté du 13 juin 2022.
Décompteur de temps d'attente piéton, rapport d'évaluation, SIRAC, 2015
Signal mixte piétons / vélos - 2014
Le maire de Strasbourg, via le SIRAC, a formulé une demande d'expérimentation d'un signal mixte destiné aux piétons et aux vélos auprès de la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) en décembre 2012. Cette expérimentation a été autorisée à être menée par décision du 14 mai 2013. Ce signal a été installé le 6 mai 2014 sur 4 carrefours : quai Fustel de Coulanges / rue de la 1ère armée ; quai du général Koenig / pont d'Austerlitz ; avenue de Colmar / avenue Jean Jaurès ; rue de la Canardière / rue de Bourgogne.
Le dispositif expérimenté se présente sous la forme d'un signal piétons R12 classique complété par un pictogramme vélo rouge et d'un autre vert. Son objectif est d'inciter les cyclistes à respecter les signaux piétons qui, comme le prévoyait la réglementation à cette époque, s'imposaient à eux lorsqu'une piste cyclable empruntait de façon parallèle et contigüe le cheminement d'un passage piétons. Le matériel utilisé sont des feux SEA Nixea.
En 2015, les premiers résultats cette expérimentation sont mitigés : la proportion de cyclistes respectant le feu rouge n'a augmenté que de 2%, passant de 62% à 64%. Une poursuite de l'expérimentation a été demandée par le SIRAC. Cette expérimentation étant jugée satisfaisante, ce signal mixte a été officiellement introduit dans la réglementation française par arrêté du 13 juin 2022.
Signal R24 BUS - 2014
En 2013, l'État décide de mettre en place à titre expérimental une voie spécialisée partagée sur l'autoroute A48, à proximité de l'agglomération grenobloise. Un dispositif de signalisation expérimental relatif à cette voie a été autorisé par arrêté du 14 février 2014.
Il prévoit notamment l'expérimentation d'un signal R24 rouge clignotant portant la mention BUS. Lorsqu'il est allumé, ce signal indique la fermeture d'urgence de la voie spécialisée partagée dûe à un incident sur celle-ci.
Signal d'anticipation vélos - 2008
En 2008, sur impulsion des associations pro-vélo, un nouveau signal d'anticipation à destination des cyclistes a été autorisé à être expérimenté. Ce signal jaune clignotant est composé d'un pictogramme vélo et d'une flèche. Son fonctionnement est basé sur celui de la flèche R16 : les cyclistes sont autorisés à franchir le feu rouge dans la direction indiquée par la flèche du signal clignotant correspondant.
Dix carrefours ont été équipés à Bordeaux, et cinq carrefours à Strasbourg. Les résultats de cette expérimentation ont conduit à l'introduction de ce signal dans la réglementation sous le nom R19, par arrêté du 12 janvier 2012. L'arrêté du 15 mars 2024 a étendu leur application aux engins de déplacement personnel motorisés et aux cyclomobiles légers.
Signal d'arrêt piétons - 2003
Un nouveau signal piétons a été expérimenté à partir de 2003. Il s'agit d'un signal d'interdiction spécifique aux piétons implanté sur les voies où circulent des services réguliers de transport en commun circulant sur un site propre. L'utilité d'un tel signal s'est justifiée par la longueur des passages piétons qui traversent ces voies et l'impossibilité de créer des refuges piétons au milieu de celles ci.
44 signaux réprésentants un piéton immobile rouge et l'inscription STOP ont donc été expérimentés sur la ligne A du tramway de Bordeaux. Cette expérimentation a été autorisée par la Direction à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR), et pilotée par la Zone d'Expérimentation du Laboratoire de Toulouse (ZELT) rattachée au Centre Technique de l'Équipement (CETE) du Sud-Ouest.
L'évalution de l'expérimentation est globalement positive : si 90% des personnes interrogées ont bien remarqué la présence de ce nouveau signal et ont compris qu'il s'agissait d'un signal d'interdiction, 60% d'entre elles déclarent traverser lorsque le feu est allumé. Ce taux monte en réalité à 87% lors des observations des évaluateurs. Parmi ces piétons, 96% d'entre eux déclarent avoir compris qu'il fallait s'arrêter, mais estiment avoir le temps de traverser. L'expérimentation étant jugée concluante car le signal était bien compris des usagers, le signal R25 a donc été introduit officiellement dans la réglementation française par l'arrêté du 10 avril 2009.
Cependant, certains réseaux ne souhaitent pas l'employer, et lui préfèrent le classique signal piétons R12 avec ses pictogrammes rouge et vert. Le signal R25 est jugé trop différent, et pas toujours respecté par les piétons. Il est également non-conforme à la convention de Vienne. Son utilisation fait débat, et il n'est pas à exclure qu'une évolution de son emploi intervienne dans les prochaines années.
Bornes lumineuses - années 2000
La ville de Puteaux a installé à la fin des années 2000 des bornes lumineuses s'allumant en synchronisation avec les signaux piétons, dans l'objectif de sécuriser une traversée piétonne implantée face à une école, rue Marcelin Berthelot.
Ce dispositif, conçu par la société espagnole Sabacaucho, se compose de 4 bornes en matière plastique X-Last rétro-éclairée par des projecteurs encastrés dans le sol et synchronisés avec les signaux piétons. Ces bornes, placées de chaque côté du passage piétons, émettent la même couleur que le signal piétons R12, et renforce ainsi sa perception, à la fois pour les piétons et à la fois pour les automobilistes.
Cette installation n'a pas fait l'objet d'une demande d'expérimentaton auprès des services de l'Etat.
Tempocité - 1999 / 2000
Tempocité est un système de sécurisation des traversées piétonnes à feux composé de décompteurs piétons du temps de rouge de dégagement conçus par la société Dialog Electronic Systems et expérimenté à Toulouse en 1999 et 2000 dans le cadre de la Zone Expérimentale et Laboratoire du Trafic (ZELT). Il s'agit de la suite de l'expérimentation Sécurifeu décrite ci-dessus. Au total, 8 signaux affichant le temps restant aux piétons pour finir leur traversée avant l'allumage du vert voitures, ont été utilisés lors de cette phase expérimentale aux carrefours Roosevelet Fnac, Roosevelet Strasbourg, Roosevelt Jaurès, Azur, Notre Dame, Carnot Caraman et Ricardie.
Le but du dispositif est d'attirer l'attention des piétons s'engageant à la toute fin du vert piéton sur le danger que représente leur traversée face au démarrage imminent des véhicules. Le principal effet pervers de ces décompteurs est que les automobilistes se servent de la fin du décomptage pour anticiper leur démarrage.
L'évaluation de l'expérimentation a conclu a une légère diminution du pourcentage de piétons s'engageant dans la phase de rouge de dégagement ... et à la dépose des décompteurs qui sont aujourd'hui conservé au sein des collections du PC Capitoul de Toulouse.
Sécurifeu - 1998
Sécurifeu est une expérimentation portant sur un signal décompteur du temps de rouge de dégagement ayant eu lieu sur une intersection à Besançon et à Colmar en 1998. Le signal se composait d'un afficheur numérique à LED à deux chiffres et décomptait le temps entre le feu piétons rouge et le feu vert voiture. Le matériel utilisé était conçu par Dialog Electronic Systems pour l'afficheur du décompteur de temps et installé dans un boitier SEA Horizon.
Cette expériementation avait pour but d'indiquer aux piétons engagés sur le passage piéton et qui voient le feu devenir rouge qu'ils avaient le temps de finir leur traversée avant que les véhicules ne s'engagent sur le carrefour. Les résultats de cette expérimentation ont montré que le système était globalement compris par les piétons à 80%, mais que certains, qui se présentaient au passage piétons alors que le décompteur s'écoulait déjà, comprenaient que le feu piétons allait passer au vert à l'issu du décompte, alors qu'il ne s'agissait que du rouge de dégagement. Pour cette raison, l'expérimentation n'a pas été favorable et ce système a été abandonné.
Pussycats - 1991
En 1991, la France, la Grande Bretagne et les Pays-Bas ont mené une expérimentation commune de nouveaux signaux piétons nommée Pussycats (Pedestrian Urban Safety System and Confort At Traffic Signals).
En France, le signal Pussy-Cats a été expérimenté au sein de la Zone Expérimentale et Laboratoire du Trafic (ZELT) de Toulouse (un exemplaire), et à Nancy (deux exemplaires). Il se présente sous la forme d'un répétiteur Garbarini Satellite :
- le premier feu est composé du symbole "danger" orange clignotant indiquant traversez avec précaution
- le deuxième feu est le symbole piéton rouge fixe indiquant attendez
- le troisième feu est le symbole piéton vert fixe indiquant traversée protégée
Lorsque le feu voiture de la voie principale est vert, le signal Pussycats est au rouge piétons. Lorsque le feu voiture de la voie principale est rouge, et que celui de la voie secondaire est vert, le signal Pussycats est au danger clignotant ce qui signifique que les piétons peuvent traverser en ayant la priorité, mais avec précaution. Lorsque la présence d'un piéton est détectée, tous les feux voitures du carrefours passent au rouge et le signal Pussycats passe ensuite au vert piétons.
L'autre particularité de ce signal expérimental était son implantation non pas sur le trottoir opposé, mais au niveau du passage piétons, orienté vers le trottoir et non pas vers la chaussée. Les signaux piétons classiques du carrefour n'ont pas été déposés et étaient toujous en fonctionnement normal lors de l'expérimentation. Le fonctionnement du signal Pussycats était assuré avec un contrôleur Garbarini Agir.
Les résultats de cette expérimentation ont montré que 43% des piétons utilisaient le signal jaune clignotant du signal Pussycats pour traverser. Un mois après l'installation du nouveau signal, 47% des piétons utilsaient quotidiennement le signal Pussycats au lieu du signal piétons habituel. Cependant, 39% des piétons interrogés auraient préféré que le signal Pussycats soit placé en face.
Passage piéton spécifique (PPS) - 1985
Le passage piéton spécifique (PPS) a été expérimenté pour la première fois en 1985 à Toulouse, dans le but de faciliter la traversée des piétons sur les grands axes. Il s'agit d'une traversée piétonne équipée de feux tricolores, de signaux piétons spécifiques et de détecteurs de présence de piétons. Ce dispositif détecte automatiquement la présence de piétons attendant de traverser, et suite à cette détection déclenche le carrefour à feux afin de stopper les véhicules et permettre aux piétons de s'engager.
Signaux :
• De 1985 aux années 2000 : signaux tricolores Théry Hindrick, dont un modèle spécifique monobloc avec panneau de position de passage piétons et éclairage, simple ou double face. Signal piétons spécifique Théry Hindrick à LED avec barre jaune clignotante centrale.
• Des années 2000 à 2015 : signaux tricolores TTS, dont un modèle spécifique monobloc avec panneau de position de passage piétons. Signal piétons spécifique TTS basé sur le modèle conçu en 1985 par Théry Hindrick.
• De 2015 à aujourd'hui : signaux tricolores Lacroix Alumix 2, dont un modèle spécifique monobloc avec panneau de position de passage piétons. Signal piétons R12 spécifique Lacroix Alumix 2.
Pour la détection des piétons, un modèle pneumatique a tout d'abord été utilisé dans les années 1980. Peu convaincant, il a été remplacé par un modèle à infrarouge (modèle Capsys) beaucoup plus performant, c'est cette technologie qui est toujours employée aujourd'hui (modèle Exatelys Capitec).
Bien que l'expérimentation a été définitivement validée en 2015 avec son introduction dans la réglementation française par l'arrêté du 23 septembre 2015, ce dispositif n'est utilisé quasiment qu'à Toulouse (57 carrefours). Le principal point négatif est la méconnaissance du fonctionnement du système par les piétons.
Contrôle d'accès - 1981
À partir de 1981, l'institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS) a expérimenté le contrôle d'accès par feux tricolores à trois accès du boulevard périphérique de Paris : Italie, Châtillon et Plaine. Le but de cette expérimentation était de stopper momentanément l'entrée des véhicules sur le périphérique en heure de pointe pour permettre de fluidifier la circulation. Le matériel utilisé était des feux parisiens classiques peints en vert, fixés sur les mâts d'éclairage des voies et reliés au PC Berlier.
Plusieurs expérimentations momentanées ont eu lieu jusqu'en 1992, année où le dispositif a été définitivement abandonné car totalement inadapté au contexte parisien trop sujet aux aléas de circulation et causant l'inneficacité du contrôle d'accès, contrairement à d'autres endroits en France où il s'avérait très efficace. Les feux n'ont cependant jamais été déposés et sont toujours en place près de 30 ans après cette expérimentation.
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