PAYSAGES DE FRANCE - GIRONDE (33)
Bordeaux
L'essort de la signalisation lumineuse tricolore de l'agglomération bordelaise s'est fait dans les années 1960. La ville de Bordeaux a été entièrement équipée de feux et contrôleurs Garbarini qui ont perduré jusqu'à la fin des années 1980 où une première vague de rénovation de la SLT a eu lieu. C'est le fabricant EL-SI, alors implanté non-loin de Bordeaux qui a remporté ce très important marché public. EL-SI a fourni de très nombreux signaux Mondial conçus par le fabricant autrichien Futurit. Les mâts caractéristiques des signaux Garbarini d'autrefois ont cependant été conservés, et des mâts identiques ont même été de nouveaux produits sur demande de la ville de Bordeaux.
Un autre vague de modernisation a débuté en 1998 avec la mise en conformité de 400 carrefours de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB), réalisée par Citélum alors titulaire du marché de maintenance, puis en 2003 lors de la construction du tramway de Bordeaux. Aujourd'hui les signaux EL-SI Mondial sont toujours très présents dans toute l'agglomération, même si des gammes de feux plus récentes ont été installées au gré des rénovations urbaines (SEA Axel ou Aximum Symphonie entre autre). La CUB compte aujourd'hui près de 850 carrefours à feux.
2003 : expérimentation du signal R25
Lors de la mise en service du tramway de Bordeaux en 2003, un nouveau signal d'interdiction spécifique aux piétons a été expérimenté. 44 signaux réprésentants un piéton immobile rouge et l'inscription STOP ont été installés sur la ligne A du tramway. Cette expérimentation a été autorisée par la Direction à la Sécurité et à la Circulation Routières (DSCR), et pilotée par la Zone d'Expérimentation du Laboratoire de Toulouse (ZELT) rattachée au Centre Technique de l'Équipement (CETE) du Sud-Ouest.
L'évalution de cette expérimentation est globalement positive : si 90% des personnes interrogées ont bien remarqué la présence de ce nouveau signal et ont compris qu'il s'agissait d'un signal d'interdiction, 60% d'entre elles déclarent traverser lorsque le feu est allumé. Ce taux monte en réalité à 87% lors des observations des évaluateurs. Parmi ces piétons, 96% d'entre eux déclarent avoir compris qu'il fallait s'arrêter, mais estiment avoir le temps de traverser. L'expérimentation étant jugée concluante car le signal était bien compris des usagers, le signal R25 a donc été introduit officiellement dans la réglementation française par l'arrêté du 10 avril 2009.
GERTRUDE : une histoire bordelaise
Le système GERTRUDE — acronyme de « Gestion Électronique de Régulation du Trafic Routier Urbain Défiant les Embouteillages » — a été inventé dans les années 1970 par les services de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) sous l’impulsion de l’ingénieur Christian Franceries dans le but de maîtriser et fluidifier le trafic automobile dans une agglomération marquée par la saturation des voies, les embouteillages, et la montée du nombre de véhicules. La principale caractéristique du système GERTRUDE, est que le poste central envoie à chaque seconde les états de toutes les lignes de feux aux contrôleurs des carrefours, permettant au système une adaptation en permanence.
Les premières expérimentations de GERTRUDE ont eu lieu en 1973 sur les axes les plus saturés, et face à son efficacité, GERTRUDE a été étendu à toute l'agglomération bordelaise à partir de 1976. Face au besoin et à l'intérêt d'autres villes, la SAEM Gertrude (société d’économie mixte) a été créée en 1981 pour exploiter commercialement le système GERTRUDE qui sera installé dans une dizaine de pays.
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