PAYSAGES DE FRANCE - HAUTS-DE-SEINE (92)
En tant que département très fortement urbanisé, les Hauts-de-Seine comportent de très nombreux carrefours à feux. Le tout premier signal du département a été installé en septembre 1924 sur l'initiative du Touring Club de France, à Ville d'Avray, à proximité du croisement des routes de Versailles et de la Marne. Ce signal clignotant avait la particularité de ne pas être électrique, mais de fonctionner au gaz (un des seuls exemplaires installés en France). L'appareil est muni d'un bec de 350 bougies dont l'éclipseur est réglé à la cadence de 80 pulsations par minute. Les éléments lumineux sont obtenus grâce à de l'acéthylène. L'appareil en consomme 400 litres tous les trois mois (source : Le Figaro du 7 septembre 1924).
Neuilly-sur-Seine
La ville de Neuilly-sur-Seine a très tôt fait appel au fabricant de signalisation local Garbarini, tout comme la plupart des autres communes des Hauts-de-Seine. Garbarini a toujours eu une très forte influence dans ce département, leur usine étant historiquement implantée à Courbevoie, puis à Nanterre, Asnières-sur-Seine et aujourd'hui à Genevilliers.
Les premiers signaux Garbarini installés à Neuilly l'ont tous été sur l'avenue de Neuilly (ex-RN 13, aujourd'hui avenue Charles de Gaulle) au milieu des années 1930. Il s'agissait de plateformes constituant un refuge pour passage clouté, installées au milieu de cette très large avenue. Ces refuges étaient équipés de bornes lumineuses hautes du même fabricant. Ces refuges ont été modernisés après-guerre, toujours par Garbarini, puis équipés de feux tricolores au début des années 1960. Ces signaux étaient à rayures blanches et noires, une configuration qui a été conservée par la ville de Neuilly jusqu'au début des années 2000.
La signalisation tricolore de l'avenue de Neuilly, devenue avenue de Gaulle en 1971, a été modernisée dans les années 1980, toujours avec des signaux Garbarini montés sur potence. Les anciens refuges ont été remplacés par des refuges matérialisés par des bornes en béton et des barrières métalliques. Une rénovation totale de l'avenue de Neuilly a eu lieu de 2020 à 2024. À cette occasion, la signalisation tricolore datant des années 1980 a été entièrement rénovée, et ce sont de nouveaux des signaux et contrôleurs Fareco, entreprise héritière de Garbarini, qui ont été installés. Micheline Garbarini, arrière-petite fille du fondateur résidant à Neuilly-sur-Seine, avait fortement insisté auprès de la municipalité pour que des signaux Garbarini continuent d'être installés dans sa commune. Elle est décédée en 2018 sans avoir pu voir cette importante réalisation.
2019 : expérimentation du décompteur piétons
Le maire de Neuilly-sur-Seine a formulé une demande d'expérimentation d'un décompteur de temps pour piétons auprès de la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR) en octobre 2018, complétée par une seconde demande en janvier 2019. Cette expérimentation a été autorisée à être menée par arrêté du 17 juillet 2019. Ils ont été installés en 2020 sur deux carrefours : avenue Charles de Gaulle / rue Paul Déroulède et boulevard Bineau / boulevard de la Saussaye.
Le dispositif expérimenté se présente sous la forme d'un décompteur à deux chiffres s'allumant en rouge lorsque le signal piétons passe au rouge, et au vert lorsque le signal piétons passe au vert. Son objectif est d'indiquer aux piétons le temps restant avant que le signal piétons ne change d'état, et de les inciter à ne pas traverser pendant la durée du rouge piétons. Le matériel utilisé sont des feux Aximum Atlas 3G.
Cette expérimentation devait durer deux ans, et à l'issue, une évaluation du dispositif devait avoir lieue. À ce jour, aucune évaluation n'a été réalisée et cette expérimentation a été stopée en raison de l'officialisation des signaux décompteurs de temps pour piétons dans la réglementation française par arreté du 13 juin 2022.
autres photos des Hauts-de-Seine
Puteaux
bornes lumineuses synchronisées
La ville de Puteaux a installé à la fin des années 2000 des bornes lumineuses s'allumant en synchronisation avec les signaux piétons, dans l'objectif de sécuriser une traversée piétonne implantée face à une école, rue Marcelin Berthelot.
Ce dispositif, conçu par la société espagnole Sabacaucho, se compose de 4 bornes en matière plastique X-Last rétro-éclairée par des projecteurs encastrés dans le sol et synchronisés avec les signaux piétons. Ces bornes, placées de chaque côté du passage piétons, émettent la même couleur que le signal piétons R12, et renforce ainsi sa perception, à la fois pour les piétons et à la fois pour les automobilistes.
Cette installation n'a pas fait l'objet d'une demande d'expérimentaton auprès des services de l'Etat.
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