PAYSAGES DE FRANCE - ILLE-ET-VILAINE (35)
Rennes
La ville de Rennes, chef-lieu de l'Ille-et-Vilaine, a installé ses premiers carrefours à feux après-guerre, comme la plupart des grandes villes françaises. Les premiers signaux installés en 1955 ont été les modèles du fabricant Jeumont, rapidement remplacés par les signaux Garbarini qui ont rapidement équipés toute la ville, complétés par les bordures, bornes et panneaux lumineux de même facture. Quelques signaux Silec ont aussi été installés dans les années 1960, mais ils sont restés très marginaux. Tous les feux de cette époque étaient installés sur des mâts à rayures jaunes et noires.
Plusieurs fois repeints, les signaux Garbarini des années 1960 et 1970 sont restés en service jusqu'au début des années 2000 en ayant été rétrofités en LED. En 1987, la ville de Rennes a lancé un vaste plan de rétrofitage des signaux existants (attribué à Silec et Sofrela), il concernait 1475 signaux piétons et 1315 répétiteurs. Le programme de rétrofitage s'est achevé en 1989.
Aujourd'hui Rennes et son agglomération compte un total de 250 carrefours et 1250 feux, et beaucoup de ces signaux ont été largement remplacés par les feux Agathe puis Nixea du fabricant lyonnais SEA Signalisation.
En matière de régulation, le marché de la ville de Rennes s'est longtemps partagé entre les fabricants Silec (carrefours périphériques) et Garbarini (carrefours du centre-ville), des années 1960 à 1990. Il s'agissait d'une volonté municipale de ne pas avoir un fabricant en situation de monopole. Les modèles de contrôleurs en service à Rennes étaient à cette époque : Silec 2PHC (électromécanique), Silec S800, Garbarini Modulag 32 (électronique statique) et Galilée (micro-processeur).
Dès 1964, la mise en place d'un poste central de régulation était envisagé par la municipalité. La même année, trois cycles ont été définis pour les différents carrefours de Rennes : cycle heures creuses, cycle heures moyennes et cycle heures pleines. 8 nouveaux carrefours ont été équipés de feux cette année-là. C'est EDF qui en avait la concession jusqu'en 1974, année où la maintenance de la signalisation tricolore de Rennes est revenue aux services techniques municipaux. C'est aussi en 1974 que la première priorité des bus urbains va être installée (carrefour Dinan), avec des équipements Garbarini jugés techniquement supérieurs par les services rennais à ceux proposés par Silec.
Ce n'est qu'en 1976 que le poste central de régulation du trafic de Rennes a vu le jour, installé au palais St Georges avec des matériels C.G.A. Il était composé d'un bureau, d'une salle d'exploitation et d'un local batterie. En 1988, une première extension de ce PC a eu lieu, avec l'augmentation de sa capacité liée à l'ajout des carrefours des voies de contournement de l'agglomération, et le remplacement des coordinateurs de zone et des synoptiques du PC en 1991 et 1992. Pour des questions de compatibilité, c'est toujours la C.G.A (devenue Cegelec) qui a fournit les nouveaux équipements. Ce programme de modernisation s'est poursuivi jusqu'en 1995.
Aujourd'hui, le poste central de régulation du trafic routier nommé Arthur (Automatisme de la régulation du trafic hiérarchisé urbain) commande 170 carrefours de Rennes. Il est équipé des systèmes CLAIRE (analyse et contrôle) et SEGUR (automatisation), conçus par Thalès. Les modèles de contrôleurs en service sont : SEA CLP7 G3, Sagem Maestro, Lacroix Traffy et Garbarini Gallery.
usine marémotrice de la Rance
Le carrefour situé sur le pont entre les communes de La Richardais et de Saint Malo est le seul carrefour à feux de France a être installé sur un barrage faisant office de centrale électrique. Il régule la circulation au niveau de la partie levante du pont et d'une sortie de parking.
Les premiers feux en service étaient des Silec Standard, installés dès 1966, année de la construction du pont. Ils ont été remplacés par des signaux Silec Atlas au début des années 1990, à l'origine en tubes fluo et aujourd'hui rétrofités en LED.
©2006 - 2026 | Conception : Hugo MAILLET - tous droits réservés | Les sociétés et marques représentées appartiennent respectivement à leur propriétaire