PAYSAGES DE FRANCE - VAUCLUSE (84)
Avignon
Confrontée à l'accroissement du trafic routier d'après-guerre, c'est en 1951 que la municipalité d'Avignon prend conscience de la nécessité de doter la ville d'un plan de signalisation. Cinq premiers carrefours sont désignés comme particulièrement critiques et donc prioritaires pour l'installation d'une signalisation tricolore : Porte de la République, Porte St Michel, Porte Limbert, Henri Fabre-Trois Faucons et Thiers-Guillaume-Puy.
Un concours pour la fourniture d'équipements de ces carrefours est donc lancé, avec la participation de l'administration des Ponts-et-Chaussées qui apporte son expertise technique à la ville d'Avignon. Quatre fabricants y répondent : Jean Neuhaus, SEA Deloge, Garbarini et E.V.R. La ville d'Avignon rend sa décision l'année suivante : c'est le fabricant Jean Neuhaus qui est retenu. Les matériels suivants sont installés en 1952 : poteaux en acier avec enjoliveur en font en pied de mât, phares aériens double face (modèle Neuhaus PA 32), et armoires de commande manuelles et automatique en cycle Challier.
Sources : archives municipales d'Avignon.
À partir des années 1960 et jusqu'à la fin des années 1970, la ville d'Avignon fait appel au même fournisseur que la ville de Paris. C'est une des très rares villes à s'être équipée du même modèle de feu tricolore qu'à Paris. Ce signal a été breveté par son inventeur marseillais, Nicolas Esposito, en 1960. Les signaux piétons installés à cette époque à Avignon provenaient du fabricant Garbarini. Ils ont perduré à Avignon jusque dans les années 1980.
À la fin des années 1980, c'est le fabricant lillois Théry Hindrick qui a obtenu le marché de fourniture des signaux tricolores de la ville d'Avignon. Plusieurs modèles différents ont été installés : Ville Nouvelle (avec visières), et Normale-Aluminium.
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