Historique
Les établissements André Garbarini sont fondés en 1921 à Courbevoie, dans la Seine (aujourd'hui devenue Hauts de Seine). Ingénieur de l'école supérieure d'électricité, André Garbarini est décrit comme une sorte de Géo Trouvetou qui met au point des réfrigérateurs pour bâteaux et des radiateurs paraboliques à gaz. Ces derniers, qu'il nommera "Garba", seront commercialisés dans toute l'Europe et lui vaudront de nombreux prix et récompenses qui en feront sa renommée.
En 1929, André Garbarini crée le premier clignoteur électrique dont l'utilisation est prévue dans les chemins de fer et les services municipaux. L'activité signalisation routière de l'entreprise Garbarini débute dans la foulée avec la mise au point du balisage des passages à niveaux avec des panneaux équipés de cataphotes (ancêtre de la catadioptre).
Au début des années 1930, les établissements Garbarini proposaient une large gamme de feux clignotants, bornes, balises et panneaux de signalisation. Leur premier contrôleur de carrefour électromécanique a été mis au point en 1935. Il est entré en service l'année suivante, sur l'avenue de Neuilly à Paris. L'activité de l'enteprise s'est alors exclusivement concentrée sur la signalisation électrique urbaine et routière.
Après un fléchissement des activités industrielles causé par la seconde guerre mondiale, l'entreprise Garbarini a pris son essort après-guerre, dans la foulée du développement de l'automobile et de la signalisation routière. André Garbarini décède en 1958, c'est alors sa femme qui prend la direction de l'entreprise. La diversification des produits de signalisation a eu lieu au cours des années 1960, avec la mise au point de nouveaux contrôleurs de carrefour (M157 et M158), de nouveaux matériels de visualisation (Standard M68), et de nombreux équipements de signalisation lumineuse tels que des bornes, des panneaux ou des clous de chaussée.
L'entreprise est restée familiale puisque la petite fille du fondateur, Micheline Garbarini, a pris à son tour la direction de la société. Le logo de l'entreprise a conservé les initiales de son fondateur ("AG") qui seront également présentes dans tous les noms des contrôleurs (Mag, Modulag, Gama...), tandis que les produits de visualisation se voient nommés d'un "M" pour le prénom de sa dirigeante, Micheline (M68, M73...).
L'arrivée de l'électronique dans les produits Garbarini s'est effectuée au début des années 1980 avec la mise au point des premiers contrôleurs électroniques à logique câblée, puis à micro-processeurs (1984) avec le célèbre Agir dont 5200 exemplaires ont été écoulés par Garbarini.
Au début des années 1980, un virage est également opéré dans la conception des signaux tricolores avec l'arrivée de la gamme Satellite 84 (Design 2000), conçue en polycarbonate et au design singulier qui en a fait son succès jusque dans les années 2000. C'est également la première gamme à être équipée de sources lumineuses à diodes électro-luminescentes dont le brevet a été déposé par Micheline Garbarini en 1987.
À l'automne 1996, Garbarini est placé en redressement judiciaire. L'entreprise a été sauvée par son rachat par le groupe français Fayat auprès du tribunal de commerce de Nanterre. C'est la fin de la saga familiale Garbarini, mais le développement de produits de qualité s'est poursuivi tant en régulation du trafic (contrôleur Gallery), qu'en visualisation (Feux de France pour l'avenue des Champs-Elysées, Diapason, Vision). La société a été renommée Fayat Régulation Contrôle (Fareco) en 1998.
Face à la baisse des commandes publiques dûe à un contexte économique tendu et à un allongement de la durée de vie de la signalisation tricolore grâce aux sources à LED, Garbarini Fareco se devait de diversifier son activité avec la mise au point de matériel de contrôle automatisé (radar feu rouge et radar de vitesse mobile embarqué).
En 2012, le groupe Fayat s'est doté d'une nouvelle identité visuelle. Le nom historique Garbarini est alors écarté au profit de Fareco. De nouvelles gammes de visualisation sont commercialisées (Agena, Dyaphane), avec un succès mitigé, le produit phare restant les feux Vision. Les activités de l'entreprise se sont diversifiées avec la conception de radars de franchissement de feux et de radars embarqués (marché de 370 unités remporté en 2013).
Sur le plan international, Garbarini Fareco est présent sur plusieurs continents. Comme les autres fabricants français de SLT, on retrouve ses produits en Afrique francophone (Bénin, Niger...), en Asie (Viet Nam), ainsi qu'au Maghreb avec des marchés plus récents (Maroc). En Europe, le contrôleur de carrefour Fareco Gallery est commercialisé en Belgique par la société Macq (tramway de Charleroi notamment).
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André Garbarini et le radiateur Garba en 1926 |
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le clignoteur électrique et la cataphote Garbarini |
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refuge pour piétons sur la R.N. 13 à Neuilly (92) - années 1940 |
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publicité - années 1950 |
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le siège à Courbevoie et une publicité - années 1970 |
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signaux Design 2000 et contrôleur Agir - années 1980 |
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publicité - années 1990 |
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l'ancien siège de Nanterre en 2012 |
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